Le président du Conseil Général refuse aujourd’hui de mettre le moindre euro dans l’aménagement du rond-point de la RD 107. La municipalité aurait pu mieux négocier : elle a tout de même offert au Conseil Général un terrain de 10.000 m2 pour réaliser la future caserne départementale des pompiers. La ville devra financer seule le rond-point et restera dépendante des autorisations du Conseil Général pour faire les travaux. Quels négociateurs !
Au cours des dernières semaines, au travers de divers articles, on nous a dit que priorité serait donnée au social, au désendettement de la ville, aux travaux dans les quartiers, à la vie associative. Ces choix auraient assurément été les nôtres.
Un budget primitif est le reflet des priorités et des ambitions qu'une municipalité nourrit pour sa ville. Il permet de vérifier l'adéquation entre les belles paroles et la réalité. Celui de 2009 a été examiné le 27 janvier. Que constate-t-on ? Que les domaines déclarés prioritaires voient leur budget baisser ou stagner ! On est bien loin des déclarations précédentes.
Il y environ un an, au moment des élections municipales, M. BRENOT affirmait dans une de ses publications de campagne « Mon opposant qui conduit la liste socialiste et communiste veut nous faire croire que notre commune est très endettée … Eh bien non, notre commune n’est pas endettée ; notre endettement par habitant est celui de la moyenne des communes de notre importance ». Les chiffres du dernier compte administratif connu (2007) confirment les affirmations de la liste « Un nouvel élan pour Chevigny » pendant la campagne : l’endettement en euros par habitant est bien plus élevé à Chevigny (903 €) qu’à Quetigny (399 €), Longvic (496 €), et que la moyenne des villes de même catégorie (872 €). Cette situation perdure depuis au moins 2001 : Chevigny est une ville endettée, et de manière chronique.
En réponse à notre article dans le "4 Pages" du mois de mai, M. BRENOT n'a qu'une défense : traiter les élus de l'opposition de menteurs ! Il affirme qu'il n'y aurait pas eu d'augmentation en 2008 puisque l'augmentation avait déjà été votée par l'opposition en 2001. C'est pathétique! Le vote des indemnités n'est valable que pour une mandature : il n'est pas reconductible automatiquement d'un mandat sur l'autre. Il y a eu en fait PLUSIEURS AUGMENTATIONS d'indemnités ces dernières années. Voici la réponse des élus d'opposition à paraître dans le "4 pages" du mois de juin 2008.
Le maire de Chevigny-Saint-Sauveur a fait voter par sa majorité, lors du Conseil municipal du 27 mars, les indemnités maximales prévues pour les villes de 49.999 habitants. Soit, par rapport aux villes de moins de 10.000 habitants, une augmentation de 64% pour le maire et de 50% pour les adjoints. Cette augmentation coûtera 360.000 € de plus aux contribuables chevignois pendant les 6 ans du prochain mandat. UN SOU EST UN SOU écrivaient-ils pendant la campagne électorale !